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La médecine vétérinaire au service de l’Homme

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L’Homme, le chien et le chat ont certaines pathologies en commun. Des plus banales aux plus graves, en passant par les plus rares.

L’animal apporte plus que l’on ne le pense à l’homme.

La médecine vétérinaire n’a rien à envier à la médecine humaine. Les animaux sont de plus en plus médicalisés et ils peuvent eux aussi avoir, si les maîtres le choisissent, leur propre «mutuelle» santé afin de rembourser les frais vétérinaires inhérents aux maladies ou accidents dont ils peuvent être victimes.

Si certains traitements sont propres à l’Homme et ne doivent pas être utilisés chez les animaux… et inversement, il existe des molécules qui sont identiques et que l’on retrouve dans la composition de certains médicaments humains et pour animaux.

Des découvertes en médecine vétérinaire sont par ailleurs porteuses d’espoirs dans le traitement et la guérison de maladies chez l’Homme. Il n’est pas ici question d’expérimentation animale, mais bien d’investigations scientifiques dont le but premier est de soigner et guérir les animaux.

Le chien, un modèle précieux

Le chien, cela est avéré, est un modèle précieux et prisé pour l’étude des maladies humaines. C’est l’un des aspects de la médecine dite comparative.

Parmi les gènes par exemple identifiés chez le chien grâce aux recherches menées sur l’ADN, plusieurs sont directement en rapport avec l’Homme comme celui de la narcolepsie, l’atrophie progressive de la rétine (plus de 100 races canines sont concernées), certains mélanomes, cancers rénaux, sarcome histiocytaire, voire la maladie d’Alzheimer… La myopathie centronucléaire du labrador (une maladie musculaire génétique), étudiée par des généticiens de l’école vétérinaire d’Alfort, présente pour sa part un lien de parenté avec certaines myopathies humaines.

Les recherches conduites en génétique canine et en médecine animale en générale pourront être transposées en médecine humaine. Ainsi, une étude menée conjointement par les scientifiques de la Convention de Vienne et de l’University of Veterinary Medicine de Vienne a permis de mettre en avant une similitude entre l’Homme et l’animal concernant un récepteur tumoral responsable du cancer du sein: le récepteur CEA, l’un des marqueurs les plus importants pour ce type de cancer.

A terme, le développement de nouvelles méthodes thérapeutiques ciblées sur ce récepteur pourrait permettre de mettre au point une nouvelle génération de procédures diagnostiques et thérapeutiques beaucoup plus rapides.

Cancer de la prostate et du poumon à bout de truffe

Autre exemple, celui du cancer de la prostate pour lequel on dispose d’un test sanguin: le PSA (Prostate Specific Antigen). Mais ce denier n’est pas fiable à 100%. Associée à l’Armée, une équipe de chercheurs a fait appel au flair d’un chien -un berger belge malinois- pour détecter cette maladie, juste en reniflant l’urine. Sur 66 patients, dont 33 malades, ce chien en a détecté 30, soit un taux de réussite de 91 % selon la revue European Urology.

Une autre étude, publiée dans le European Respiratory Journal sous la responsabilité de sept chercheurs, a pour sa part conclu que des chiens entraînés, parmi lesquels deux bergers allemands, un berger australien et un labrador, ont été capables de détecter un cancer des poumons chez des patients… là aussi simplement en utilisant leur flair. 71% de fiabilité (93% pour un de ces chiens) ont été obtenus.

L’objectif à terme serait, non pas d’utiliser des chiens dans les hôpitaux, mais de mettre au point des nez électroniques capables de repérer cette odeur caractéristique exhalée par le corps d’un être humain atteint de ce type de cancer.

D’où le but de cette machine récemment créée et baptisée Metabolomx, reposant sur les mêmes systèmes olfactifs que ceux des chiens. Elle analyse le souffle des patients et a pu à ce jour établir avec précision les formes et la gravité de certaines maladies. Mais il faut encore compiler de nombreuses données avant d’envisager un usage plus large de cette machine afin de pouvoir réduire le recours aux biopsies et/ou scanners.

Les vétérinaires seront-ils un jour amenés à soigner les humains afin de palier la désertification des médecins en zones rurales en France? C’est une proposition avancée par Françoise Tenenbaum, adjointe au maire de Dijon en charge de la santé. Une idée qui est loin pour le moment d’avoir fait l’unanimité.

Voilà un article du Figaro très intéressant.

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